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Danse hors-cadre, 2009

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Visitations, Podewil Berlin, 2005

la danse, le corps

La danse fait partie de ma vie depuis l’enfance. Tout en passant par la rigueur de la danse classique et des conservatoires qui décernent des médailles, j’ai laissé place à la danse dans ma vie au point qu’elle a été et reste un moyen d’expression et de guérison, de transcender la vie, de transmuter les émotions refoulées.

Sur dix-huit ans de carrière professionnelle, les dix dernières années ont été consacrées presque entièrement à des chorégraphies que je qualifierais aujourd’hui de « danses sacrées ». Les solos des programmes Visitations et Danse hors-cadre ont fouillé les notions de sacrifice, de sorcellerie, de magie, de transe, de transformation, de mort.

 

Dans mes deux dernières productions, Rings et Sang-froid, j’évoluais avec d’autres interprètes au milieu de statues totémiques ou sur la bande sonore d’un rêve épique, histoire obscure et inquiétante sur un navire qui révèle une présence féminine isolée mais puissante, éveillant le désir masculin comme un cri de baleine.

 

À ce jour, le mouvement m’intéresse particulièrement quand il sert à la guérison, qu’elle soit consciente ou inconsciente.

 

Techniquement, le corps humain est une unité fonctionnelle dynamique en permanente recherche d’équilibre.
Il se compose d’un ensemble de systèmes interactifs dont les fonctions se coordonnent entre elles. La communication entre ces systèmes permet l’homéostasie, que l’on nomme plus communément la santé, et qui est fait de mouvements internes permettant la nutrition, l’élimination, la défense et la communication.

Les fascias composent une structure tissulaire extrêmement souple en mouvement permanent qui participe de cet équilibre. Tendus depuis la base du crâne, ils tissent une immense toile d’araignée qui entoure chaque organe, chaque muscle, chaque viscère, chaque vaisseau, chaque nerf, et assurent la communication entre chacun d’eux en une chaîne quasi continue.

Les mouvements externes, engageant le corps dans l’espace, s’ils ne sont pas utilitaires sont souvent l’expression d’un besoin de décharger ou d’exprimer des énergies, des émotions et des histoires qui se racontent ; à moins qu’ils ne surgissent lors de transes où le corps est traversé par des énergies et des entités  souvent mystérieuses.

 

Je ne peux m’empêcher de faire un lien entre les mouvements internes et externes du corps qui est en permanente recherche d’équilibre. Ce qui m’inspire dans l’exploration du mouvement, c’est la provocation des espaces délicats qui cherchent les points d’équilibre et d’harmonie. Comment il est possible d’aller dans l’inconfort voire la douleur ou l’effroi d’une chute pour sentir le potentiel du corps dans son désir d’harmonie.

 

Je danse pour visiter ce potentiel et j’ai le désir de partager ces sensations pour transmettre la qualité d’écoute que cela induit quant à notre état de santé ou de déséquilibre. C’est une merveilleuse façon de se découvrir et de prendre soin de qui on est et du lien à tisser avec les autres.

La musique est presque inséparable de la danse. Le corps a sa musique intérieure et s’il aime se laisser entrainer par un rythme ou une mélodie, il peut aussi densifier le silence.

La musique porte des rythmes, des tonalités, des harmoniques, des mélodies qui peuvent réveiller des souvenirs, des émotions très fortes. Elle peut à elle seule emmener dans un monde de sensation et de conscience très contrastées. C’est aussi un puissant outil de guérison que j’utilise à travers le tambour, les diapasons thérapeutiques, les carillons, les bols tibétains, le chant ou la parole douce voire chuchotée (proche de l’A.S.M.R. pour Autonomous Sensory Meridian Response).

 

Je cherche des sons et des musiques pour accompagner des ateliers de danse ou des transes collectives qui peuvent durer entre deux et quatre heures. Cela permet de lâcher profondément toute sorte de tensions, du stress, certaines  inhibitions paralysantes et des toxines !

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le quart-d'heure, Officina Marseille, 2013

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L’alchimie et le Tarot de Marseille m’évoquent des mondes mystérieux qui fascinent grâce aux secrets des sciences occultes.

C’est le monde des symboles, de la fusion, de la transmutation, des polarités ombre et lumière, des formules encodées pour accéder à l’essence suprême, cette Lumière immortelle qui contient la connaissance de l’Univers.

J’entends des alchimistes répéter que cette philosophie de vie oblige à beaucoup d’humilité car on cherche la Pierre Philosophale toute sa vie. Je m’intéresse à l’Alchimie depuis de nombreuses années mais je compose aujourd'hui avec tout ce qui fait sens pour moi de façon intuitive. Je suis alchimiste à ma façon, comme toutes les personnes qui sont sur le chemin de la conscience.

Dans la suite logique, le Tarot comme outil de connaissance de soi

m'intrigue beaucoup et je suis actuellement en apprentissage de tous ses symboles et comment tisser les liens entre chacune des entités représentées sur les cartes, assorties de mille détails.

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Sang-Froid, CND Pantin, 2014